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Après la chute de Bachar al-Assad, "la Turquie prouve encore une fois qu'elle est incontournable"
France24 -
09/12
Le renversement du régime de Bachar al-Assad, ennemi juré d'Ankara, renforce le poids régional de la Turquie. Avec plus de 900 kilomètres de frontière partagée, la Syrie représente un enjeu à la fois…
Il a refusé la main tendue de Recep Tayyip Erdogan, il en a payé le prix fort. "Je lui ai dit 'Venez, rencontrons-nous pour évoquer l'avenir de la Syrie ensemble'. Mais je n'ai jamais eu de réponse positive d'Assad". Quelques heures avant la chute de Bachar al-Assad, alors que les rebelles islamistes s'approchaient de la capitale Damas, le président turc délivrait ce message de guerre lasse. Principal soutien des rebelles, le président turc savait que les dés étaient jetés pour son ennemi juré.
Alors que la Syrie plonge dans l'inconnue, la Turquie est-elle la grande gagnante au niveau régional de ce changement de régime ? Les deux pays partagent plus de 900 kilomètres de frontière et le président Erdogan entend bien éloigner les Unités de protection du peuple (YPG), considérées par Ankara comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) – donc comme terroriste. Des groupes soutenus par la Turquie ont annoncé, lundi 9 décembre, avoir repris le contrôle de la ville de Manbij. Elle était jusqu’alors tenue par les Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition à dominante kurde soutenue par les États-Unis.
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