La version prédatrice de Trump de « l’Amérique d’abord »

Isabel Fattal - The Atlantic - 05/12
Conversation avec David Frum sur les dangers de l’approche de Trump envers le monde

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Ronald Reagan, évoquant le puritain du XVIIe siècle John Winthrop, a un jour comparé l’Amérique à « une ville brillante sur une colline ». Cette image de visibilité et de pouvoir, écrit mon collègue David Frum dans un nouvel essai, « imposait une responsabilité morale supplémentaire aux citadins ». Dans la prochaine ère Trump, affirme David, la vision de l’Amérique de Reagan disparaîtra : « Le sommet de la colline deviendra une hauteur à partir de laquelle on pourra exercer un contrôle arrogant sur ceux qui occupent les pentes inférieures et les vallées. »

J’ai appelé David pour discuter de la vision du monde à somme nulle de l’administration Trump pendant le premier mandat de Donald Trump et de ce à quoi s’attendre de l’approche du président élu en matière de relations étrangères en janvier.

    Un professeur puissant

    Isabel Fattal : Vous écrivez que la version de Trump de « l’Amérique d’abord » n’est pas exactement isolationniste mais plutôt prédatrice. Comment ça?

    David Frum : « L’Amérique d’abord » remonte aux années 1940, lorsqu’il s’agissait du slogan visant à maintenir l’Amérique à l’écart de la Seconde Guerre mondiale. L’expression « l’Amérique d’abord » est souvent associée à l’idée de l’isolationnisme. Mais Trump n’est pas un isolationniste. Il est très désireux de s'impliquer dans les pays étrangers. Il a des affaires à l'étranger. Il récolte toutes sortes d'avantages de l'étranger, pour lui, sa famille et ses entreprise...
    [Courte citation de 8% de l'article original]

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