Colin Powell, l'ex-secrétaire d'État des États-Unis, avait accepté une invitation du président péruvien Alejandro Toledo à un petit-déjeuner au palais du gouvernement. Mais le haut responsable américain ne s'était pas rendu à Lima pour le rencontrer. Il s'était déplacé pour représenter son pays à une réunion qui devait être historique: le 11 septembre 2001, trente-quatre pays des Amériques allaient s'engager à renforcer et à défendre la démocratie.
Dans le document à signer, la «Charte démocratique interaméricaine», leurs gouvernements reconnaissaient que «les peuples des Amériques ont droit à la démocratie et [que] leurs gouvernements ont l'obligation de la promouvoir et de la défendr...
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