ENTRETIEN. Pauline Ferrand-Prévot : « ni nostalgique, ni triste, je veux encore performer »

Ouest France - 28/11
Pauline Ferrand-Prévot fera son retour sur route en 2025. Elle s’est engagée avec Visma-Lease a bike pour les trois saisons qui viennent. La coureuse de 32 ans ambitionne de briller sur le Tour de France femmes, qu’elle devrait découvrir l’été prochain.

Pauline Ferrand-Prévot sera l’une des attractions de la saison prochaine. La coureuse de 32 ans, sous contrat Ineos-Grenadiers jusqu’au 31 décembre, portera les couleurs de Visma-Lease a bike en 2025, avec l’ambition de briller sur le Tour de France femmes. En camp d’entraînement aux Pays-Bas avec sa future formation, la championne olympique de VTT est revenue sur son choix de revenir sur la route, lors d’une conférence de presse.

Avez-vous apprécié l’intersaison et vos premiers jours avec l’équipe que vous rejoindrez officiellement au 1er janvier ?

J’ai eu une bonne coupure. J’étais très fatiguée après la saison, et surtout après les Jeux olympiques et tout ce qui a suivi. J’étais heureuse d’avoir cette coupure, d’apprécier le temps avec ma famille et sans m’entraîner. Je suis arrivée au camp d’entraînement en début de semaine. Je suis très contente de pouvoir rencontrer tout le monde, surtout mes coéquipières et le staff. Je me sens vraiment heureuse, aussi parce que c’est une bonne atmosphère. C’est comme une grande famille, qui est très organisée. Pour le moment du moins, ça changera peut-être… (rires)

Vous avez couru chez Rabobank par le passé, vous connaissez déjà l’environnement néerlandais…

Oui, j’ai couru cinq ans chez Rabobank et je pense que c’étaient les cinq meilleures saisons de ma carrière. J’adore car c’est un environnement familial mais très organisé : on sait où on va. On ne nous promet pas des choses qu’on n’aura pas. Ça, j’aime. Être avec Dylan (van Baarle, son compagnon également coureur chez Visma-Lease a bike) m’a permis de voir que c’était une bonne équipe.

« Je me concentrerai uniquement sur la route »

Qu’est-ce qui vous a convaincue de revenir sur la route, et de changer d’équipe ?

L’hiver dernier, je me suis demandé ce que je ferai après les Jeux olympiques. Je pensais déjà à l’après. Dans ma tête, pour performer, je devais le savoir. Je ne voulais pas refaire ce cycle jusqu’aux prochains JO, avec les mêmes courses, les mêmes entraînements, tout en n’étant pas encore lassée du cyclisme. C’était le bon moment pour basculer vers la route et avoir un nouveau chapitre. Puis, Ineos n’avait pas de structure féminine, c’est aussi pour ça que je voulais changer. Je cherchais une équipe capable de m’encourager, car j’ai 32 ans. Je n’ai plus beaucoup d’années devant moi ...
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