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« Une pièce ne peut pas exister sans qu’il y ait une réflexion derrière »
Sylvie Rantrua - LePoint -
03/11
ENTRETIEN. Visite guidée avec l’artiste béninois Romuald Hazoumè, à l’occasion de son exposition personnelle à la galerie Magnin-A à Paris.
Depuis sa première exposition, en 1989, à Cotonou, au Bénin, les œuvres de Romuald Hazoumè ont conquis les collectionneurs et les institutions du monde entier. Il s’est fait connaître par sa création de masques bidon, des œuvres créées à partir de jerricans découpés pour interroger la société. Inlassablement, il dénonce le trafic illégal, mais banalisé, de la contrebande d’essence entre le Nigeria et son pays, le Bénin. Il monte aussi des installations monumentales qui dénoncent asservissement, corruption et trafic. Il aborde également les questions de migrations et interroge le monde occidental et africain sur leurs responsabilités respectives. Après deux expositions majeures en France, au Château des ducs de Bretagne à Nantes (toujours en cours) et au musée du Quai-Branly dans le cadre d’« Ex-Africa », on peut découvrir son travail à la galerie Magnin-A à Paris. À 62 ans, Romuald Hazoumè est resté fidèle à celui qui l’a découvert, qui le suit et le représente depuis ses débuts, André Magnin. On profite de la présence de l’artiste pour parcourir ses œuvres. Rencontre.
Le Point Afrique : Quels messages voulez-vous faire passer à travers vos œuvres ?
Romuald Hazoumè : Les masques que je f... [Courte citation de 8% de l'article original]
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