BAKU, Azerbaïdjan, 23 novembre (Reuters) - La Russie a inclus les territoires qu'elle occupe en Ukraine dans son récent rapport d'inventaire des gaz à effet de serre soumis aux Nations Unies, suscitant des protestations de la part de responsables et de militants ukrainiens lors de la COP29, cette semaine.
Cette décision de Moscou intervient alors que le président russe Vladimir Poutine envisage d'éventuelles négociations d'un accord de paix avec le nouveau président américain Donald Trump, qui pourraient décider du sort de vastes étendues de territoire.
"Nous constatons que la Russie utilise les plateformes internationales pour légaliser ses actions, pour légaliser son occupation de notre territoire", a déclaré à Reuters la vice-ministre ukrainienne de l'Environnement, Olga Yukhymchuk.
Elle a déclaré que l'Ukraine était en contact avec des responsables de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le principal organisme climatique de l'ONU, pour lui demander de résoudre le différend.
Les responsables représentant le ministère russe des Affaires étrangères et la CCNUCC n'ont pas répondu aux demandes de commentaires envoyées jeudi.
L'enjeu est le rapport d'inventaire national russe des émissions de gaz à effet de serre pour 2022, que Moscou a soumis à la CCNUCC le 8 novembre. Dans le document, examiné par Reuters, la Russie a déclaré qu'elle ne pouvait fournir des données que pour 85 de ses 89 territoires "en raison à l'absence de données de référence sur l'utilisation des terres pour les territoires de la Répub...
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