Au procès des viols de Mazan, les plaidoiries magistrales de la partie civile

Marion Cocquet - LePoint - 20/11
L’audience, comme l’arrêt qui sera rendu, a valeur d’un « testament » livré aux générations futures, ont plaidé ce mercredi Me Babonneau et Me Camus, avocats de Gisèle Pelicot.

« Transformer la boue en matière noble. » Faire de ces semaines sordides, de cette affreuse plongée dans le « labyrinthe » de Mazan, quelque chose qui soit à la hauteur de l'enjeu. Trouver du sens, trouver des raisons valables d'espérer dans un dossier qui, en réalité, « n'est qu'un torrent de larmes ». Me Antoine Camus est le premier à plaider pour la partie civile, ce mercredi 20 novembre. Comme son confrère Me Stéphane Babonneau après lui, il livre une plaidoirie forte, simple et digne – à l'image de Gisèle Pelicot et de sa famille.

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« Nous savons bien sûr, dit-il en préambule, les attentes et les espoirs suscités, en dehors de cette salle et bien au-delà, par ce procès que, par avance et sans attendre, on qualifie d'historique – parce qu'on veut collectivement, viscéralement, urgemment qu'il le soit. » En faisant le choix de renoncer au huis clos, en défendant une projection des vidéos en présence du public et de la presse, dit Me Camus, « Gisèle Pelicot a invité la société tout entière à se saisir du dossier pour mener collectivement une réflexion sur les questions qu'il pose ».

Un « viol de masse » sur près de dix ans

Alors, que dire qui puisse participer à l'« œuvr...
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