Une équipe internationale d'astrophysiciens des particules a débusqué dans les données recueillies depuis une décennie par H.E.S.S., un observatoire travaillant surtout dans le domaine de l'astronomie gamma, un bombardement de la Terre par des positrons et des électrons à des énergies records, dépassant parfois celles des collisions au LHC. Les chercheurs estiment aussi que ce flux d'antimatière trahit l'existence non loin du Système solaire d'accélérateurs cosmiques naturels produisant les particules indirectement détectées sur Terre.
au sommaire
La découverte théorique de l'existence des antiparticules a été faite par Paul DiracPaul Dirac à la fin des années 1920. À cette époque, il cherchait à marier la théorie quantique et la théorie de la relativité restreinte pour décrire les particules chargées connues, à savoir les électrons et les protons. Cette découverte est sans doute l'une des plus belles corroborations, au sens de Karl Popper, des idées de Platon sur les mathématiques, à savoir que nous ne créons pas les mathématiques et qu'ils sont un des ingrédients fondamentaux de la structure du CosmosCosmos, comme le pensent beaucoup de chercheurs tels Heisenberg, Penrose et Alain Connes.
En effet, l'équation envisagée par Dirac pour ce mariage possédait deux solutions de signes opposées pour l'énergieénergie d'un électron relativiste. Presque sur cette seule base mathématique, Dirac en avait déduit qu'il devait exister de nouvelles particules de charge également opposées à celle d'un électron. En fait, pour lui, ces particules n'étaient pas vraiment nouvelles, mais étaient probablement les protons, bien que le fait que ceux-ci soient presque 2 000 fois plus massifs que les électrons ne lui avait pas échappé.
La propagation de l'antimatière dans la Voie lactée
C'est en fait O...
[Courte citation de 8% de l'article original]