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Une « Baleine » insupportablement frivole
MSN -
09/11
L'adaptation théâtrale à guichets fermés de Pygmalion Dadakarides du film controversé d'Aronofsky fait beaucoup parler d'elle.
Une bouche infatigable, instrument de plaisir frénétique, dévore indistinctement barres de chocolat, ailes frites, sandwichs massifs, pizzas chaudes, rivières de mayonnaise : lèvres et joues livides, agitées hédonistement, livrées à d'irréductibles vagues de dopamine qui noient momentanément toute inquiétude, chaque pensée sombre.
La graisse s'est enroulée autour des poignets, des chevilles, des mollets, des bras, a disparu du cou, a envahi les organes, a menacé le cœur.
Le ventre, une montagne indisciplinée de chair débordante. Chaque jour, il le porte en difficulté. Il le porte au lit, au salon, à la cuisine, le ramassant d'un air coupable chaque fois qu'il sort du T-shirt en coton taché.
Seuls les yeux restent souples : bon enfant, lumineux, illuminés ou précipités, relayant chaque vibration mentale. Sinon, il est impossible de se baisser, de se lever, de sortir dans la rue. Maladroit ou immobilisé, soit il s'enfonce pendant des heures sur le canapé usé, soit il peine dans les couloirs dans un fauteuil ro... [Courte citation de 8% de l'article original]
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