BAKU, 9 novembre (Reuters) - Les pays participant au sommet climatique COP29 des Nations Unies en Azerbaïdjan tenteront de convenir des règles d'un système mondial d'échange de crédits de compensation carbone.
Voici ce que vous devez savoir :
QUE SONT LES COMPENSATION CARBONE ?
Certains gouvernements et entreprises pourraient avoir du mal à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, qui contribuent au réchauffement de la planète, pour atteindre leurs objectifs climatiques. Les partisans des compensations carbone les considèrent comme un moyen clé pour contribuer à atteindre ces objectifs.
Ces compensations permettent à un pays ou à une entreprise de compenser une partie de ses émissions en payant pour des actions visant à réduire les émissions ailleurs. Ces actions pourraient inclure l’installation de panneaux solaires ruraux ou la conversion d’une flotte de bus à essence à l’électricité.
QU'EST-CE QUE L'ARTICLE 6 ?
L’article 6 de l’Accord de Paris aide les pays à travailler ensemble pour réduire leurs émissions de carbone. Il présente deux options permettant aux pays et aux entreprises d'échanger des compensations, les aidant ainsi à atteindre les objectifs qu'ils se sont fixés pour réduire les gaz à effet de serre planétaire dans leurs plans d'action climatique, connus sous le nom de contributions déterminées au niveau national (NDC).
L’un permet à deux pays de fixer leurs propres conditions pour un accord bilatéral d’échange de carbone, c’est ce qu’on appelle l’article 6.2. Le second vise à créer un système central, géré par l’ONU, permettant aux pays et aux entreprises de commencer à compenser leurs émissions de carbone et à échanger ces compensations, connu sous le nom d’article 6.4.
L’article 6 est considéré comme un mécanisme important pour fournir des financements climatiques aux pays en développement, et un marché du carbone de l’Accord de Paris, s’il est lancé, pourrait continuer à fonctionner même si les États-Unis sous Donald Trump retirent leur soutien à l’Accord de Paris.
QU'EST-CE QUI A ÉTÉ DÉCIDÉ JUSQU'À PRÉSENT ?
Lors du sommet sur le climat COP26 à Glasgow, les négociateurs sont parvenus à un accord révolutionnaire établissant un vaste ensemble de règles pour réglementer le commerce des crédits carbone.
Mais après deux semaines de négociations à la COP28 à Dubaï, les pays n'ont pas réussi à conclure un accord sur les détails nécessaires pour opérationnaliser un système central d'échange de carbone ou à clarifier les règles pour les pays souhaitant conclure des accords bilatéraux.
Certains pays comme le Japon et l'Indonésie ont décidé de conclure des accords bilatéraux sans ces précisions et se préparent déjà à échanger des crédits carbone, connus sous le nom de « résultats d'atténuation transférables à l'échelle internationale » (ITMO). L'ONU affirme que 91 accords avaient été conclus entre 56 pays en octobre de cette année. La Thaïlande et la Suisse ont finalisé leur première vente en janvier, et le marché des accords commerciaux bilatéraux est encore assez restreint.
Certains acheteurs s'inquiètent de l'absence de règles adéquates pour empêcher les pays de modifier les termes des accords ou de les révoquer, et de l'absence d'un système solide garantissant que les crédits achetés et vendus ne sont pas comptabilisés à la fois par les pays acheteurs et par les pays vendeurs.
QU'EST-CE QUI SERA DÉCIDÉ À LA COP29 ?
Les responsables...
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