C’est un nouveau rebondissement dans le scandale de l'Androcur. L'association Amavea, qui représente des victimes du médicament et d’autres traitements hormonaux, a porté plainte mardi 5 novembre 2024 contre X pour "administration de substance nuisible, atteinte involontaire à l’intégrité de la personne, mise en danger de la vie d’autrui, non-signalement d’effet indésirable et tromperie aggravée" devant le tribunal judiciaire de Paris, a appris la cellule investigation de Radio France, confirmant une information du journal Le Monde.
"Il est aujourd'hui évident que les acteurs en charge de la sécurité d'Androcur - agence de santé, laboratoires, médecins - ont failli dans la gestion des effets secondaires de ce médicament", peut-on lire dans un communiqué de l’association. Dans la plainte déposée par Maître Charles Joseph-Oudin, il est indiqué que "compte tenu des abondantes données acquises de la science relatives à [l’] Androcur et de la gravité de ses effets indésirables, il est acquis que la réaction en France a tardé, tant sur l’information que sur la mise en place d’un plan de gestion du risque."
L’Androcur est commercialisé par Bayer depuis les années 1980. "C'est un progestatif de synthèse qui a une action très puissante contre les hormones mâles", explique Alain Weill, médecin spécialiste en santé publique à la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam). Le médicament, prescrit initialement pour une pilosité excessive, est massivement prescrit au-delà de sa prescription d'origine comme pilule contraceptive, traitement contre l’acné ou contre l’endométriose, ainsi qu’à des personnes transgenres, pour bloquer leurs hormones masculines.
"Ces prescriptions ...
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