Un demi-siècle s'est écoulé depuis que les humains ont posé le pied sur la Lune pour la première fois, et les échantillons qu’ils ont ramenés de leurs voyages continuent aujourd’hui encore de révéler des informations importantes. En effet, après avoir été conservées pendant plusieurs décennies afin d’attendre le développement d’instruments scientifiques plus perfectionnés qui permettraient de les étudier plus efficacement, certaines des roches collectées en 1972 ont pu révéler que la Lune est en réalité plus vieille de plusieurs millions d’années que ne le suggéraient les précédentes estimations.
En analysant des indices atomiques piégés dans un cristal de zircon, l’un des plus anciens minéraux datant de l’époque de la formation de la Lune, les scientifiques ont pu déterminer que cette dernière était âgée d’au moins 4,46 milliards d’années. Cet âge, dévoilé dans un article paru dans la revue Geochemical Perspectives Letters, avance de 40 millions d’années les estimations proposées précédemment et rapproche ainsi considérablement la naissance de notre satellite à celle du système solaire, estimée à 4,57 milliards d’années.
Déterminer l’âge de la Lune pourrait aider les scientifiques à retracer la séquence des événements qui sont survenus dans ses tout premiers jours. « Le timing est essentiel », explique la première autrice, Jennika Greer, cosmochimiste à l’Université de Glasgow, qui a travaillé sur le projet lorsqu’elle était étudiante à l’Université de Chicago. « Notre système solaire existe depuis un certain temps, mais de nombreux processus très dynamiques se sont pr...
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