La falsification de l'huile d'olive atteint désormais des proportions épidémiques, alimentée par les prix élevés qui persistent, mais aussi par le climat relativement maussade provoqué par le changement climatique. Alors que les consommateurs cherchent des moyens de garder ce qu'Homère appelle « l'or liquide » hors de leurs tables, les connaisseurs inventent des méthodes toujours plus dangereuses pour falsifier l'huile d'olive et la vendent comme de l'huile « extra vierge », ce qui peut en fin de compte être contaminée et extrêmement dangereuse.
Outre la falsification, un problème majeur est également la sécheresse généralisée qui touche principalement les trois plus grands producteurs d'huile d'olive au monde (Espagne, Italie, Grèce), réduisant ainsi leur production. Ce n'est pas seulement parce que les oliveraies produisent moins d'olives, mais surtout parce que les olives produites par les arbres sont plus petites et déshydratées en raison du temps très chaud et sec.
Ceci, comme l'expliquent les agriculteurs, a des conséquences désastreuses. Premièrement, dans la qualité de l’huile (qui, cette année, ils s’attendent à ce qu’elle ne soit pas au même niveau de qualité que l’année dernière), mais aussi et surtout dans la production elle-même. En effet, alors que l'année dernière 4 kg d'olives produisaient 1 kg d'huile d'olive, cette année la proportion a changé : précisément parce que les olives sont déshydratées, il faut 10 kg de fruit pour produire 1 kg d'huile !
Faibles attentes
Les producteurs gardent un petit panier, car tout dépendra du temps qu'il fera au cours de la prochaine période et de l'ampleur de la production. L'Espagne s'attend cette année à une augmentation marginale de sa production de 1,3 million de tonnes d'huile d'olive - ce qui, si cela se confirme, contribuera à faire baisser les prix. La... mant...
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