Fermeture de KNS à Voh : "Avant on remplissait le frigo, maintenant on le vide"

Les nouvelles Caledoniennes - 23/10
Des milliers de salariés et de sous-traitants ont perdu tout ou partie de leur activité depuis la mise en sommeil de KNS. Une usine sur laquelle beaucoup d’habitants de la zone avaient misé et bâti leur "vie professionnelle". Privés de ressources du jour au lendemain, l’angoisse est palpable chez certains de ces anciens employés qui, faute de projet de reconversion, se raccrochent encore à un maigre espoir : une reprise du site industriel. Témoignages.

"On est choquées, comme sonnées". Trois mois après l’annonce de la fermeture de l’usine du Nord, Marie Teriinohopuaiterai et Germaine Thy ont encore du mal à réaliser, ou du moins à accepter cette décision qui laisse sur le carreau près de 1 200 salariés. Sans oublier les 600 entreprises sous-traitantes qui travaillaient quotidiennement sur site. C’était le cas de Marie et Germaine, qui ont sué ensemble pendant plus de dix ans dans une société de ménage pour laquelle la mine constituait "99 %" de l’activité.

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Aujourd’hui, à 49 ans et 56 ans, ces habitantes de Voh se disent "perdues". En ce jeudi matin, elles ont décidé de se retrouver pour assister à une réunion d’information de l’Adie, qui finance, conseille et accompagne les entrepreneurs dans la création et le développement de leur activité. Mais encore...
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