Ce 18 octobre, la Haute Autorité de santé émet un avis favorable à la prise en charge du test salivaire Endotest dans le cadre d’un forfait innovation. Une étape prometteuse, alors que le Ministère de la Santé entendait rendre ce test accessible en première intention dès 2025.
Bonne nouvelle pour les patientes souffrant d’endométriose, soit une femme sur 10 ! Alors que le diagnostic de l’endométriose reste aujourd’hui difficile et long, l’Endotest, un test salivaire non invasif pourrait prochainement être remboursé. La Haute Autorité de santé (HAS) vient en effet d’émettre un avis favorable à la prise en charge du dispositif dans le cadre d’un forfait innovation.
Aujourd’hui, le diagnostic de l’endométriose repose en première intention sur un examen clinique, et en 2e intention sur un bilan d’imagerie (une échographie pelvienne et une IRM pelvienne). Une cœlioscopie peut être envisagée, pour confirmer le diagnostic d’endométriose, si un projet thérapeutique chirurgical partagé avec la patiente lui est associé. Mais comme tout acte chirurgical, l’examen cœlioscopique est invasif et ne garantit pas l’amélioration.
Le test salivaire Endotest présente à ce titre de premiers résultats cliniques encourageants et un caractère innovant, par sa nouveauté dans l’indication, son caractère non invasif et son potentiel à couvrir un besoin médical non satisfait.
L’an dernier déjà, la HAS reconnaissait l'utilité du test salivaire en 3e intention dans la recherche de diagnostic :
En mars 2024 dernier, la Ministre de la santé Catherine Vautrin mettait un coup d’accélérateur : elle souhaitait que la Sécurité sociale puisse intégralement prendre en charge le test salivaire,"en janvier 2025" et ce, en première intention.
A l'approche de l'échéance, la HAS a donc avancé son avis sur la question. Selon le communiqué publié aujourd’hui, les données cliniques disponibles lors de sa première évaluation par la HAS en janvier dernier étaient insuffisantes pour conclure en particulier à un impact favorable dans la prise en charge des patientes. La HAS a donc invité le fabricant à déposer une demande de forfait innovation pour Endotest et permettre ainsi à une population de patientes d’y accéder le plus rapidement possible. Elle a accompagné le fabricant afin qu’il élabore un protocole d’étude clinique suffisamment solide pour répondre aux exigences d’entrée dans le dispositif.
Aujourd’hui, ces conditions étant remplies, la HAS se prononce en faveur d’une prise en charge financière dérogatoire d’Endotest dans le cadre du forfait innovation.
Concrètement, si l'avis de la HAS est suivi par le gouvernement, des femmes de plus de 18 ans, pour lesquelles une endométriose est "fortement suspectée", pourront réaliser gratuitement ce test. Une prise en charge "conditionnée" à la participation à de nouvelles études, qui permettront...
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