Quand Wolinski épate la galerie

Elise Lépine - LePoint - 13/10
Et aussi : Jésus superstar de la peinture, par Obalk ; intrigue à Brégançon ficelée par Adrien Goetz ; Kate Winslet en Lee Miller de choc ; tous au cabaret La Barbichette !

Cette année, Georges Wolinski aurait fêté ses 90 ans. Après sa disparition dans l'attentat qui faucha la rédaction de Charlie Hebdo, il était impensable pour ses trois filles, Frederica, Natacha et Elsa, de voir s’effacer une œuvre aussi protéiforme qu’inventive, d’une intelligence, d’une modernité et d’une élégance folles. C’est au sein de la galerie Huberty & Breyne que l’ami Georges (qui fut le bien-aimé président du jury du prix de la BD du Point portant aujourd'hui fièrement son nom) a donc trouvé refuge, dans une sarabande éblouissante de dessins. Ils scandent une longue et prolifique carrière, qui le vit passer par les pages de Hara-Kiri et de Charlie Hebdo bien sûr, mais aussi de Paris Match et de… L'Humanité. Wolinski n'aime rien tant que célébrer les femmes, en vrai-faux phallocrate qu'il est, mais aussi la poésie et les arbres. Il les réunit souvent dans ses planches, à l'image de cette promeneuse qui disparaît mystérieusement avec son chien derrière un tronc d'arbre, pourtant bien mince. Wolinski se moque aussi de tous, sans préférence : les riches et les pauvres, les jeunes et les vieux, les catholiques, les musulmans et les juifs, miroir d'une humanité qui fait le désespoir de l'homme mais la ...
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