Iran, Hezbollah et Nasrallah : la fin de l’apaisement

Infobae - 05/10
L’apaisement est un concept dénué de sens pour le fondamentalisme islamique iranien et ses satellites
Une femme tient une photo représentant le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei ; et au défunt Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, et au général Qassem Soleimani, ancien commandant des Gardiens de la révolution iraniens (Majid Asgaripour/WANA via REUTERS)

Le 27 septembre, Israël a lancé une attaque contre le sud de Beyrouth. La structure de commandement du Hezbollah opérait dans le sous-sol d’un immeuble. Hassan Nasrallah, son plus haut dirigeant politico-militaire, ainsi qu'une vingtaine d'autres commandants, y sont tombés. Lors d'opérations ultérieures, deux successeurs déjà désignés pour succéder à Nasrallah ont également été tués.

L’Iran a pris en charge la revanche, il fallait s’y attendre. Une grande partie de sa stratégie politico-militaire repose sur l’action d’organisations terroristes, sorte de réseau de « sous-traitants » : le Hezbollah au Liban et en Syrie, le Hamas à Gaza, le Kataib Hezbollah en Irak, Al Ashtar au Bahreïn et les Houthis (Ansar Allah). ) au Yémen. Téhéran l’appelle « l’axe de la résistance ».

Le Hezbollah est le principal de tous, c’est pourquoi Téhéran a ressenti le coup, répondant par une pluie de missiles balistiques sur Israël. Cependant, sans trop de dégâts et avec une seule victime, il s'agissait essentiellement d'une réponse destinée à la consommation interne et aux retransmissions en direct de CNN.

Le paradoxe est que la décapitation du Hezbollah et les représailles iraniennes qui ont suivi révèlent leur propre vulnérabilité. Dans l...
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