Après s'être opposée au principe d'une troisième dose, lui préférant une couverture vaccinale plus accessible dans tous les pays, l'Organisation mondiale de la Santé fait machine arrière en la préconisant pour les personnes immunodéprimées. Un volte-face qui s'explique par le flou qui persiste sur la réponse immunitaire naturelle ou induite par la vaccination. Faisons le point avec Canal Détox et le soutien de Frédéric Altare, directeur de recherche Inserm au Centre de recherche en cancérologie et immunologie Nantes-Angers.
En France, une troisième dose de rappel est déjà proposée aux personnes les plus fragiles et à celles âgées de plus de 65 ans depuis septembre. De même, les personnels soignants vaccinés depuis plus de six mois peuvent y avoir accès depuis octobre.
En creux, la question qui se pose est celle de la durée de la réponse immunitaire suite à la vaccination. Est-on toujours protégé contre l'infection par le SARS-CoV-2, et surtout contre le risque de développer une forme grave de la maladie, plusieurs mois après avoir été vacciné ? Chez quelles personnes l'immunité est-elle particulièrement affaiblie ? Et pour qui une troisième dose s'avère-t-elle vraiment nécessaire ?