Dans un bastion indépendantiste calédonien, un choix de vie ou de mort

Guadeloupe France Antilles - 29/09
Les deux corbillards roulent au pas. Des gendarmes retirent les herses et écartent leurs blindés, pour laisser le cortège funèbre s'enfoncer vers Saint-Louis, bastion indépendantiste calédonien au nord de Nouméa qui, depuis plusieurs mois, vit au rythme des drames.

Escortés par des tirs de chevrotine, sous une nuée de drapeaux autochtones brandis par une foule kanak et entourés de feux de brousse, les corps de Samuel Moekia et Johan Kaidine, deux jeunes tués par les forces de l'ordre la semaine dernière regagnent samedi la tribu, assiégée depuis plusieurs semaines par les gendarmes, dont les troupes d'élite du GIGN qui y mènent des raids.  

Depuis les émeutes qui ont balayé la Nouvelle-Calédonie en mai, Saint-Louis reste la dernière place forte de la lutte indépendantiste dans l'agglomération de Nouméa. Ses 1.200 âmes vivent dans une vaste forêt de pins colonnaires, de cocotiers et de ...
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