Compilé près d’un an après le déclenchement de la guerre à Gaza, l’Indice de politique étrangère israélienne 2024 de l’Institut Mitvim révèle un large consensus public sur deux questions fondamentales.
Le premier problème est la performance dysfonctionnelle du gouvernement dans la gestion des affaires stratégiques et étrangères d’Israël. Le deuxième est son rejet de l’approche de gestion des conflits combinée à l’ambition publique de rechercher des solutions décisives sur les questions centrales de la guerre à Gaza et sur l’avenir des relations israélo-palestiniennes.
Cependant, c’est ce dernier point qui divise les Israéliens : la reconnaissance du fait que les décisions stratégiques ne peuvent plus être évitées, conduisant à deux perceptions radicalement différentes de ce que signifient ces décisions.
L'indice, basé sur une enquête annuelle menée par l'Institut Rafi Smith en coopération avec la Fondation Friedrich Ebert, met en évidence la polarisation entre les deux camps.
Les pragmatiques, qui représentent 40 à 50 % de l'opinion publique, soutiennent la définition d'un horizon politique avec les Palestiniens dans un large cadre régional ; reconnaître les limites de la puissance militaire ; et rechercher une coopération diplomatique pour résoudre les problèmes de sécurité d’Israël.
L’autre camp, les fondamentalistes, constitue une large minorité (environ 30 %) qui adopte actuellement des positions affiliées à la droite radicale avant la guerre. Ce camp est favorable à l’annexion de la Cisjordanie et à la réinstallation à Gaza, à l’escalade intentionnelle vis-à-vis de l’Iran et au recours à une force militaire indépendante, même au prix d’une confrontation internationale.
Les résultats de l'enquête reflètent une évaluation négative presque unanime du gouvernement, du ministère des Affaires étrangères et de la performance du ministre des Affaires étrangères, leur donnant le score le plus bas (3,84 sur...
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