Une bonne nuit de sommeil peut-elle vraiment vous aider à prendre une bonne décision, comme le veut l’adage ? Et bien oui, selon une étude très sérieuse d’une université américaine. Un problème ? Allez zou, au lit !
Face à un dilemme, une décision difficile à prendre créant de l’anxiété, vos parents ou confidents vous ont sans doute déjà sorti LA phrase : "Allez, dors là-dessus, la nuit porte conseil". Mais est-ce le cas ? Dormir peut-il vraiment nous guider vers une solution ? D'après des chercheurs américains, il y a en effet une réalité dans cette idée populaire, et le fruit de leur étude a été publiée dans le Journal of Experimental Psychology : General le 9 septembre dernier.
Les chercheurs de l’Université Duke se sont ainsi livrés à une expérience avec de nombreux participants en ligne, grâce à un vide-grenier imaginaire. Ils ont ainsi demandé aux participants de fouiller des cartons virtuels contenant des objets avant d'estimer leur valeur. Certains objets ne valaient pas grand-chose, contrairement à d’autres qui étaient cachés au milieu ou au fond des cartons. Dans certaines boîtes, les objets de valeur étaient au-dessus, afin qu'ils puissent être immédiatement repérés lorsqu'ils étaient déballés. Au moment où les participants devaient prendre une décision, évaluer et choisir les boîtes, ils avaient tendance à se souvenir et à juger la valeur de ces dernières en fonction des premiers éléments qu’ils avaient rapidement rencontrés et non à persister à chercher des objets de valeur.
"Lorsqu’il s’agit de se faire une opinion globale sur quelque chose, il s’avère que nous sommes indûment influencés par la première information que nous rencontrons, même lorsque de nouveaux faits apparaissent", commente Allie Sinclair, l'auteure principale des nouvelles recherches, dans un communiqué. "C’est un exemple d’un phénomène psychologique appelé biais de primauté".
Mais une seconde partie de l’expérience à démontré un changement de comportement. Ainsi il a été demandé à certains participants d’évaluer les boîtes seulement le lendemain, après une bonne nuit de sommeil. Les participants qui avaient "dormi" sur leur décision n’avaient plus une préférence pour les premières boîtes, mais bien pour celles qui gardaient le meilleur pour la fin, celles où les objets de valeur étaient cachés au fond.
"Les participants à qui on n’a pas demandé de décider avant le l...
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