Les plateformes de médias grand public et sociales ont été inondées de critiques au début du mois après qu’un envoyé afghan a suscité la controverse en restant assis lorsque l’hymne national du Pakistan a été joué lors d’une cérémonie à Peshawar.
Le ministère des Affaires étrangères n’a pas tardé à condamner l’incident, le qualifiant de « manque de respect répréhensible » et contraire aux « normes diplomatiques ». Le consulat afghan à Peshawar a en revanche minimisé la situation et précisé que Hafiz Mohibullah Shakir, le diplomate en question, avait choisi de ne pas se présenter en raison de la présence de « musique dans l'hymne ».
« S’il n’y avait pas eu de musique, je me serais levé et j’aurais posé ma main sur ma poitrine. Il n’y avait aucune intention de manquer de respect à la nation pakistanaise », a déclaré le porte-parole du consulat général afghan dans un communiqué.
Quelques jours plus tard, un incident similaire a également été signalé en Iran, où un responsable afghan en visite « a manqué de respect à l’hymne national du pays en ne se levant pas ». En réponse, un communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré qu’une « vive protestation » avait été déposée après « l’action non conventionnelle et inacceptable » du responsable afghan.
Se lever pendant l'hymne national est un geste de respect largement pratiqué dans de nombreux pays, souvent considéré comme un moyen d'honorer la nation et ses valeurs.
Pour les talibans cependant, ce geste ne correspond pas à leur interprétation enracinée de la charia, comme le soulignent les récents incidents et la réponse du gouvernement afghan. Les talibans, qu’ils soient insurgés ou dirigeants de facto, restent sans vergogne et rigides dans leur adhésion à leur idéologie, donnant la priorité à leurs convictions même aux normes diplomatiques les plus fondamentales.
Ces dernières années, le régime ...
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