Mise à jour sur l'Iran, 23 septembre 2024

ISW - 24/09
Israël a fixé de nouveaux objectifs de guerre pour le Liban le 16 septembre. Pour atteindre ces objectifs, il faudrait que Tsahal entreprenne une deuxième campagne militaire majeure au Liban dans le cadre de la guerre du 7 octobre.

Mise à jour sur l'Iran, 23 septembre 2024

Johanna Moore, Kelly Campa, Annika Ganzeveld, Siddhant Kishore, Carolyn Moorman, Ben Rezaei, Ria Reddy et Brian Carter

Date limite d’information : 14 h HE

L’Iran Update donne un aperçu des activités iraniennes et parrainées par l’Iran à l’étranger qui compromettent la stabilité régionale et menacent les forces et les intérêts américains. Il couvre également les événements et les tendances qui affectent la stabilité et la prise de décision du régime iranien. Le Critical Threats Project (CTP) de l’American Enterprise Institute et de l’Institute for the Study of War (ISW) fournissent régulièrement ces mises à jour en fonction des événements régionaux. Cliquez ici pour voir la carte interactive du CTP et de l’ISW des opérations terrestres israéliennes. Cette carte est mise à jour quotidiennement aux côtés des cartes statiques présentes dans ce rapport.

Le CTP-ISW définit « l’Axe de la Résistance » comme l’alliance non conventionnelle que l’Iran a cultivée au Moyen-Orient depuis l’arrivée au pouvoir de la République islamique en 1979. Cette coalition transnationale est composée d’acteurs étatiques, semi-étatiques et non étatiques qui coopérer pour garantir leurs intérêts collectifs. Téhéran se considère à la fois comme faisant partie de l’alliance et comme son leader. L’Iran fournit à ces groupes différents niveaux de soutien financier, militaire et politique en échange d’un certain degré d’influence ou de contrôle sur leurs actions. Certains sont des mandataires traditionnels très sensibles aux orientations iraniennes, tandis que d’autres sont des partenaires sur lesquels l’Iran exerce une influence plus limitée. Les membres de l’Axe de la Résistance sont unis par leurs grands objectifs stratégiques, qui incluent l’érosion et éventuellement l’expulsion de l’influence américaine du Moyen-Orient, la destruction de l’État israélien, ou les deux. Poursuivre ces objectifs et soutenir l’Axe de la Résistance à ces fins sont devenus les pierres angulaires de la stratégie régionale iranienne.

Nous ne rapportons pas en détail les crimes de guerre parce que ces activités sont bien couvertes par les médias occidentaux et n’affectent pas directement les opérations militaires que nous évaluons et prévoyons. Nous condamnons catégoriquement les violations du droit des conflits armés et des Conventions de Genève ainsi que les crimes contre l'humanité, même si nous ne les décrivons pas dans ces rapports.

Israël a fixé de nouveaux objectifs de guerre pour le Liban le 16 septembre. Pour atteindre ces objectifs, il faudrait que Tsahal entreprenne une deuxième campagne militaire majeure au Liban dans le cadre de la guerre du 7 octobre. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé le 16 septembre que le retour des citoyens israéliens dans leurs foyers du nord d’Israël serait un nouvel objectif de guerre israélien dans le cadre de la guerre du 7 octobre.[1] Les nouveaux objectifs de guerre de Netanyahu sont une réponse à la campagne militaire du Hezbollah libanais qui dure depuis 11 mois et qui a cherché à atteindre les propres objectifs militaires et politiques du Hezbollah vis-à-vis d’Israël et en soutien au Hamas.[2]

La campagne militaire israélienne en cours au Liban fait partie d’un effort israélien visant à empêcher le Hezbollah d’atteindre son objectif de guerre, qui est de permettre la survie du Hamas et sa capacité à se reconstruire dans la bande de Gaza. Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a à plusieurs reprises lié la fin des tirs de roquettes sur le nord d'Israël à un cessez-le-feu israélien dans la bande de Gaza, aux conditions dictées par le Hamas.[3] L’accord de cessez-le-feu proposé par le Hamas équivaut cependant à une défaite israélienne car il permettrait au Hamas de se reconstruire au fil du temps.[4] Accepter les conditions du Hamas ne garantirait pas non plus la sécurité d’Israël sur le long terme, car cela démontrerait à Nasrallah qu’Israël pourrait être intimidé et vaincu par des tirs indirects relativement peu coûteux ciblant des civils en Israël. Cela encouragerait Nasrallah à entreprendre à nouveau des campagnes similaires à l’avenir.

Il est extrêmement improbable que Nasrallah donne l’ordre de cesser les tirs de roquettes du Hezbollah sur le nord d’Israël parce qu’il doit continuer à soutenir ses partenaires de l’Axe de la Résistance, comme l’a déjà noté le CTP-ISW.[5] Continuer à tirer des roquettes sur Israël augmente le risque de guerre, étant donné l’objectif déclaré d’Israël de ramener ses civils chez eux dans le nord d’Israël. Cet objectif israélien n’est possible que si les tirs de roquettes du Hezbollah cessent. Il est peu probable que Nasrallah abandonne finalement ses partenaires de l’Axe de la Résistance, car cela diminuerait considérablement la position régionale du Hezbollah en tant que leader de l’Axe de la Résistance. Les formateurs du Hezbollah, par exemple, travaillent régulièrement avec les milices soutenues par l’Iran en Syrie pour maintenir les lignes de communication terrestres entre l’Iran et le Hezbollah. Perdre son influence auprès de ces groupes pourrait avoir des conséquences néfastes sur la force à long terme du Hezbollah dans la région et au Liban.

Le Hezbollah poursuivra donc probablement ses tirs indirects sur le nord d’Israël malgré la campagne aérienne israélienne en cours. Cela augmentera le risque d’une campagne terrestre, étant donné que l...
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