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Une définition de la neutralité suisse reste insaisissable, mais au moins le débat a commencé
Patrick Smyth - The Irish Times -
21/09
Vision du monde : Les Suisses soutiennent que c'est précisément la défense d'un Etat neutre qui exige qu'il entretienne une armée nombreuse et lourdement équipée
Ce fut une bataille féroce, au corps à corps, au cours de laquelle quelque 20 000 personnes sont mortes, une défaite décisive de la Confédération suisse face aux Français et aux Vénitiens qui a, dans une large mesure, défini ou limité sa place en Europe. Le douloureux berceau en 1515 de sa neutralité.
La bataille de Marignano a été « un moment symbolique, un retournement de situation », estime l'historien Alain-Jacques Czouz-Tornare. «La Suisse a appris qu'elle ne pouvait plus jouer avec les grands. Le rêve expansionniste, notamment dans les cantons de Suisse centrale, s'est brisé. 1515 fut une défaite salvatrice. Il a permis à la Suisse de se repositionner selon son influence naturelle : entre les Alpes et le Jura, le Rhin et le Rhône.»
Ce serait un tampon entre la France et l’Allemagne, séparées, dont le non-alignement accepté l’épargnerait des combats qui secouaient le continent, même si la Suisse s’enrôlerait avec enthousiasme dans de nombreuses armées pour mener les guerres des autres.
La neutralité reste aujourd’hui aussi profondément ancrée dans la culture politique suisse qu’elle l’est en Irlande. Un référendum serait nécessaire pour l’exclure de la Constitution, mais depuis 1989, les enquêtes annuelles du Centre d’études de sécurité de Zurich montrent un ... [Courte citation de 8% de l'article original]
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