L’opposition vénézuélienne est écrasée

Infobae - 13/09
Malgré leur courage pour affronter le régime, la situation dans le pays est désespérée. Pourra-t-il trouver un moyen de prospérer ?
L’opposition vénézuélienne est écrasée (EFE)

Finalement, la pression était trop forte. Le 7 septembre, six semaines après sa victoire écrasante aux élections présidentielles vénézuéliennes, Edmundo González Urrutia s'exile en Espagne. Le régime de Nicolas Maduro avait accusé l'affable ancien diplomate de 75 ans d'être un « criminel de guerre » et avait émis un mandat d'arrêt contre lui. Mais son véritable objectif était de punir l’opposition pour avoir publié des données montrant que Maduro avait perdu les élections fin juillet. Le départ de González Urrutia du pays, quatre mois avant sa légitime investiture, représente un sévère revers pour ceux qui espèrent encore sortir le Venezuela de la dictature.

González Urrutia a remplacé María Corina Machado, une ancienne députée très populaire à qui le régime avait interdit de se présenter aux élections. Elle avait demandé à ses partisans de voter pour l’ancien ambassadeur, et ils l’ont fait en grand nombre. Machado avait prévu que les créatures de Maduro au sein du Conseil national électoral mentiraient sur le résultat et, par conséquent, il a organisé la récupération, le jour du scrutin, de milliers d'enregistrements des machines à voter. Ceux-ci ont montré que plus de 67% des voix étaient allées à l'opposition.

Le gouvernement Maduro a répondu par la répression et davantage de mensonges. Depuis les élections, il a arrêté quelque 2 400 opposants, selon les chiffres officiels, pour la plupart accusés de terrorisme, qui finissent par croupir dans des prisons à sécurité maximale. "Il n'y aura pas de p...
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