La menace de paralysie perpétuelle

LOrientLeJour - 18/10
Des images poignantes de manifestants fuyant pour se mettre à l'abri des combats de rue, des snipers visant leurs victimes depuis les toits, des balles éclatant sur des façades déjà parsemées de...

Des images poignantes de manifestants fuyant pour se mettre à l'abri des combats de rue, des snipers visant leurs victimes depuis les toits, des balles éclatant sur des façades déjà parsemées de cicatrices similaires, et des enfants terrifiés, se cachant dans les couloirs de leur école en attendant leurs parents accourent pour les ramener chez eux... Et que dire du lieu du drame: cette ancienne ligne verte qui a déchiré Beyrouth de 1975 à 1989. Comme à chaque fois que Tayouné et Aïn El-Remaneh font la une des médias, le souvenir de notre tragédie nationale et de séparation communautaire entre Beyrouth Est et Beyrouth Ouest vient immédiatement à l'esprit.

Il existe pourtant des différences notables avec la situation qui précédait ces terribles années. À l'époque, l'arrivée du Fatah à Beyrouth avait fini par déclencher des évènements en cascade échappant totalement au contrôle de l’État libanais : le monopole de la violence de l'armée régulière a ainsi rapidement disparu au profit de l'émergence d'une multitude de milices – des phalangistes du parti Kataëb aux nombreuses autres de moindre importance – formant une variété...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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