Le public a pu voir pour la première fois les vidéos d’interrogatoires policiers de Benjamin Netanyahu divulguées hier soir lors de la première mondiale des Dossiers Bibi. Le documentaire urgent et incendiaire a été projeté au festival du film de Toronto malgré les tentatives du Premier ministre israélien d’en bloquer la projection.
Les tribunaux israéliens ont rejeté la demande de Netanyahu avant que le film – dans lequel on le voit nier furieusement les allégations de pots-de-vin et de corruption – ne soit dévoilé devant un public tendu et bruyant, dont beaucoup portaient des pancartes indiquant « Ramenez-les à la maison » et « Deal Now », faisant référence à aux otages détenus à Gaza.
Le film, réalisé par Alexis Bloom et produit par Alex Gibney, construit un dossier rigoureux et accablant, posant un argument que les observateurs proches connaissent peut-être déjà : Netanyahu prolonge la guerre dévastatrice à Gaza – qui a fait plus de 40 000 victimes – pour éviter une possible peine de prison résultant d'accusations de corruption. Une crise humanitaire bafouant le droit international est une question d’auto-préservation.
Selon le documentaire – sur lequel Bloom a commencé à travailler avant le 7 octobre, lorsqu’une source a fourni à Gibney les vidéos divu...
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