Quels commissaires européens risquent d'être rejetés ?

Euronews - 10/09
Certains candidats au poste de commissaire européen pourraient bientôt voir leurs aspirations (et les ambitions de leurs gouvernements sur l'échiquier bruxellois) réduites à néant en raison d'erreurs commises dans le passé. #EuropeDecoded
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A Bruxelles, c'est la saison des enquêtes : le Parlement européen se prépare à montrer ses dents en tant que seule institution directement élue de l'Union européenne lors des prochaines auditions du prochain collège des commissaires européens.

Chacun des 26 candidats sera soumis à un examen minutieux devant les eurodéputés qui peut couvrir une myriade de sujets, des positions divisées sur des domaines politiques sensibles qui soulèvent des questions sur la compatibilité et la loyauté aux commentaires embarrassants faits dans le passé que beaucoup voudraient balayer sous le tapis.

La dernière fois en 2019, la Roumanie, la Hongrie et la France ont été contraintes de proposer des remplaçants après que leurs choix initiaux ont été rejetés par le Parlement, retardant ainsi le début du mandat d'Ursula von der Leyen en tant que nouvelle présidente de la Commission.

Cette fois-ci, avec un hémicycle plus fracturé politiquement, les auditions devraient être plus dures, plus bruyantes et probablement plus méchantes.

Qui sont les plus susceptibles d'échouer au grand test et de succomber aux yeux du public ?

Olivér Várhelyi : le non-débutant

Olivér Várhelyi, candidat hongrois au poste de commissaire européen.European Union, 2024.

Lorsque Viktor Orbán a choisi Olivér Várhelyi comme candidat hongrois au poste de commissaire européen, la réaction immédiate du Parlement a été "pas question".

Le mandat de M. Várhelyi en tant que commissaire chargé du voisinage et de l'élargissement a été controversé et a donné lieu à des affrontements répétés avec les députés européens, qui l'ont accusé de négliger la ligne officielle de l'UE et d'agir en tant qu'envoyé du gouvernement de M. Orbán.

Le Parlement a censuré M. Várhelyi pour avoir minimisé le déclin de l'Etat de droit en Serbie et soutenu les actions séparatistes de Milorad Dodik en Bosnie-Herzégovine, ce que M. Várhelyi a nié. Les législateurs ont également critiqué sa décision soudaine de suspendre "tous les paiements" aux autorités palestiniennes à la suite des attentats du 7 octobre contre Israël, décision qui, selon la Commission, n'avait pas été discutée avec Ursula von der Leyen.

Plus tristement célèbre encore, M. Várhelyi a été surpris au micro en train de demander "Combien reste-t-il d'idiots ?" lors d'un débat parlementaire sur les Balkans occiden...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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