Il y a des fleurs qui sentent bon dans les tableaux de Léonard de Vinci

Sciences Et Avenir - 09/09
L’exposition "Léonard de Vinci et les parfums de la Renaissance", jusqu’au 15 septembre au château du Clos Lucé à Amboise, qui fait voyager dans le temps, l’espace et des fragrances agréables, offre deux découvertes inattendues...

Il avait aussi un nez. Pas seulement l’œil "qui se dit fenêtre de l’âme" selon un de ses écrits célèbres. Outre ses machines et fameux dessins d’anatomie, Léonard de Vinci avait ses recettes de parfum, un domaine en pleine révolution à la Renaissance. Et pour mieux le comprendre, il a fallu pratiquer une véritable "archéologie expérimentale", selon les termes de Pascal Brioist (1), professeur à l’Université de Tours, l’un des deux commissaires de l’exposition « Léonard de Vinci et les parfums de la Renaissance » (lire encadré « Caterina la circassienne »), qui fait la chasse aux idées reçues sur Léonard !

Ce sont des parfums capiteux mais jamais trop forts dont on enveloppait "les vêtements, les gants, les chaussures, les objets", explique-t-il. Exemple parmi les plus raffinés de l’époque, l’oiselet de Chypre. Ce parfum solide a été reconstitué pour l’occasion par Océane Fontaine Cioffi, du centre d’études supérieures de la Renaissance (université de Tours) avec le storax calamite, une substance résineuse à piler avec d’autres substances – ce peuvent être des racines d’iris, du labdanum, résine d’un ciste poussant dans le bassin méditerranéen, de la gomme adragante ... – le tout donnant une pâte noire brillante.

Capture des odeurs

Moulée en forme de petit oiseau, elle se solidifie et il n’y a plus qu’à la met...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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