Lorsque la nouvelle est tombée qu'un avion gros porteur rempli de criminels endurcis avait décollé de Leipzig, dans l'est de l'Allemagne, à destination de Kaboul aux premières heures du 30 août, le monde a été pris de court.
Aucun pays occidental n’a officiellement traité avec Kaboul depuis la prise de pouvoir chaotique des talibans en Afghanistan en 2021.
Mais Berlin était déterminé à se débarrasser de 20 condamnés, parmi lesquels des meurtriers et des violeurs, et à montrer qu'il était sérieux dans sa volonté de donner la priorité à la sécurité publique.
Il s’agit de la dernière mesure migratoire choc prise par l’Allemagne, autrefois le pays européen le plus accueillant pour les réfugiés.
Jeudi, un autre plan venu de Berlin a provoqué une onde de choc à travers le continent. Le commissaire aux migrations du pays a proposé de reprendre l’accord migratoire abandonné entre la Grande-Bretagne et le Rwanda afin de mettre un terme aux personnes entrant dans l’UE depuis la Russie.
La ruée vers une ligne dure sur la question de la migration a révélé un pays dont le gouvernement est au bord du gouffre, confronté à une série de crises alors qu’il lutte pour s’accrocher au pouvoir.
Ce qui est présenté comme des projets sérieux semble être une tentative d’éviter une défaite électorale face à l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) d’extrême droite en matière de migration.
Selon les sondages, la fuite vers Kaboul était exactement l’élixir dont Olaf Scholz et son gouvernement débra...
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