Le bourbier politique de la France empêche le recouvrement d'avoirs

Sruthi Shankar - Reuters - 30/08
Les actifs financiers de la France sont coincés dans une ornière alors qu'une impasse politique et une paralysie politique s'installent, jetant une ombre sur les perspectives des marchés et une détérioration des finances publiques.
LONDRES, 30 août (Reuters) - Les actifs financiers de la France sont coincés dans une ornière alors que l'impasse politique et la paralysie s'installent, jetant une ombre sur les perspectives des marchés et la détérioration des finances publiques.
Les investisseurs qui espèrent acquérir des actions et des obligations malmenées par la décision du président Emmanuel Macron en juin de convoquer des élections surprises pourraient attendre longtemps.
Les élections ont abouti à un Parlement sans majorité et, quelques semaines plus tard, la France n'a toujours qu'un Premier ministre par intérim. Macron a claqué la porte à un éventuel gouvernement de gauche, bien que le bloc de gauche ait remporté le plus de sièges au deuxième tour de juillet.
Pendant ce temps, Paris et Bruxelles restent en désaccord sur la détérioration de la situation budgétaire de la France, et une incertitude politique prolongée et un éventuel retard dans le budget de l'année prochaine pourraient retarder toute reprise des marchés.
"Potentiellement, la politique française risque de paraître à nouveau un peu chaotique au cours des prochains mois", a déclaré Mark Dowding, directeur des investissements chez BlueBay Asset Management.
Voici un aperçu de la situation des actifs français et des prochaines étapes :

1/ COINCÉ DANS LA BOUE

La faiblesse de la situation budgétaire de la France semble devoir maintenir les obligations d'État en retrait.
La prime de risque, ou spread, exigée par les détenteurs de dette française par rapport aux obligations allemandes plus sûres est d'environ 71 points de base (pdb). C'est plus élevé que les 50 points de base observés avant les élections, mais en baisse par rapport aux 85 points de base atteints fin juin – le plus haut depuis la crise de la dette de la zone euro il y a plus de dix ans.
Une dégradation de la note souveraine de S&P en mai et un avertissement de Moody's en juillet suggèrent que les coûts d'emprunt français resteront relativement élevés pour l'instant.
La dette de la France en pourcentage de son produit intérieur brut s'élève à plus de 100 %. Celle de l'Al...
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