Stanislas Thuret, cinéaste et navigateur professionnel, a décidé de mettre un terme à sa carrière pour des raisons écologiques. En répondant à cinq questions, il offre une perspective unique sur les défis auxquels font face les marins, et plus largement les sportifs, en matière de durabilité.

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    À 37 ans, Stanislas Thuret considère qu'il a déjà eu plusieurs vies. Après une carrière en tant qu'assistant réalisateur sur des plateaux de cinéma, il est devenu navigateurnavigateur et a participé aux courses les plus réputées au monde comme La Route du Rhum ou encore La Transat Jacques Vabre. Pourtant, sept ans et six transatlantiques plus tard, Stan a pris une décision radicale dont il parle dans son livre Réduire la voilure, paru au printemps 2024 : arrêter la course au large, pour des raisons écologiques.

    Futura : Qu’est-ce que la course au large ?

    Stanislas Thuret : La course au large, c'est tout simplement le fait de participer à des courses où l'on traverse des océans. C'est souvent en solitaire, mais parfois en équipage. C'est un sport très apprécié en France où se trouve le départ de deux courses emblématiques : Le Vendée Globe, pour un tour du monde, et La Route du Rhum, pour une transatlantique. Au niveau océanique, la proportion de courses qui font une boucle ou un aller-retour est minime, car on a encore ce rêve d'atteindre les Antilles. C'est un facteur qui entre considérablement en compte dans l’empreinte carbone de ce...
    [Courte citation de 8% de l'article original]