L’interview vérité de Mathieu Michel : « 99,9 % de la violence que je subis sur les réseaux sociaux, c’est parce que je suis un Michel »

Par Gaspard Grosjean - SudInfo - 27/08
Pour la première fois, le secrétaire d’État MR à la Digitalisation s’exprime sur cette étiquette qu’on lui colle sans cesse : « fils de… » et même « frère de… » : « On attaque Charles sur un projet politique, moi, toujours sur mon nom, mais pas question de jouer au Calimero », dit-il.

Ce lundi, nous vous avons révélé, en exclusivité, que Clara Reynders (29 ans), la plus jeune des filles de Didier Reynders, se présentait aux élections communales du 13 octobre. Être un « fils de » ou une « fille de », cela n’a pas que des avantages. Pour la première fois, Mathieu Michel s’exprime sur la violence qu’il peut subir.

Vous êtes tombé dans la marmite de potion politique dès votre plus jeune âge. Jamais eu l’envie de fuir cette profession qui vous avait en quelque sorte « volé » votre père ?

Le cas de mon père, c’est un engagement total (jour, soirée, week-end) qui a un impact immédiat sur la famille. Le dimanche, lorsqu’il était à « Controverse », on l’attendait pour manger le poulet. Pour ce qui me concerne, l’implication publique de mon père était aussi au niveau local. Tout petit, il me gardait parfois sur le tapis de la maison communale de Jodoigne. On est un peu baigné dans une ambiance, dans un contexte. Comment dire, c’est quelque chose de quasiment biologique : on est dans un environnement où on s’imprègne toujours de quelque chose. C’est pareil pour les fils de médecin, fils de boucher. Du côté de ma mère, ce sont des bouchers de père en fils. Quand mes parents allaient à une soirée et que j’étais gardé par m...
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