Le célèbre producteur de musique Joe Boyd a été le premier directeur de production à brancher Bob Dylan sur une guitare électrique, lors du festival folk de Newport en 1965. Il se souvient que Pete Seeger s'éloignait avec dégoût. Lorsque j’ai interviewé Boyd un demi-siècle plus tard, il m’a dit, à ma grande surprise, qu’il avait fini par comprendre la réponse de Seeger. La collection de disques de Boyd était un indice de la raison : elle était largement classée par ordre alphabétique par pays, partout dans le monde. Inde, Indonésie, Iran…
Après avoir produit Pink Floyd, Eric Clapton, Fairport Convention, Nick Drake, etc., Boyd s'est tourné vers la musique venue d'au-delà de l'horizon, issue des rites et des racines de ceux qui la font. Le point culminant du parcours de Boyd à la recherche d’une telle musique est ce vaste volume, chaque paragraphe regorge d’informations et d’inspiration – mais écrit avec une touche de légèreté rafraîchissante.
Dans la mesure où la musique est une expression du monde humain – de nos aspirations, tribulations et célébrations – il s’agit d’une histoire de ce monde, racontée à travers la musique. Et bien que la musique puisse provenir du patrimoine, elle est par définition « sans frontières », et le livre explore « comment les rythmes, les gammes et les mélodies ont circulé à travers le monde, modifiant constamment ce que le monde dansait et écoutait ». Surtout de l’autre...
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