"Celui qui ne corrida pas le 15 août n'est ni torero ni rien", disait le dicton populaire lorsque, le jour de l'Assomption de la Vierge, les corridas tissaient une dense carte sur la peau de l'Espagne. Aujourd'hui, le dessin est plus clair, moins dense mais néanmoins intense, avec des piliers essentiels -Madrid, Malaga, Saint-Sébastien, Gijón...- et quelques victimes qui font mal en raison de leur importance : Séville et Barcelone.
Gijón a retrouvé son jour Begoña comme sa foire, surmontant une cacicada préméditée, un assaut barbare et liberticide. Une corrida mixte a rouvert El Bibio en 2023 et une autre corrida mixte - autrement, sans corrida - a activé ce cycle de 2024. Et elle l'a inauguré avec joie avec deux maîtres comme Diego Ventura et Daniel Luque sur les ailes, et deux grands taureaux de La Quinta, un ensemble et un non.
Une minute de silence pour la gardienne de la place, Lo...
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