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Le sentiment de Leni pour l'Allemagne (et les films)
MSN -
15/08
Le cinéma de Riefenstahl vise à construire une vision esthétique de la technologie
La sortie en 1987 des mémoires de la réalisatrice Leni Riefenstahl suscite une grande curiosité. Aurions-nous compris de l’intérieur la mentalité d’un national-socialiste ? Aurait-il raconté sans rien omettre les relations qu'il entretenait avec Adolf Hitler et Joseph Goebbels ? La lecture s'est avérée être une déception. Déception partielle, car la vie du réalisateur le plus important du XXe siècle, même adoucie, reste une étape fondamentale dans la compréhension des relations complexes qui existaient, dans la première moitié du XXe siècle, entre art et totalitarisme. Dans le cas de Leni, entre art et national-socialisme.
Débarrassons-nous immédiatement du champ des justifications inutiles et trompeuses. Le directeur était un national-socialiste. Il croyait sans réserve en Hitler, dans sa tentative politique de redonner dignité, force et grandeur à l'Allemagne, excessivement punie, jusqu'à l'épuisement, après la conclusion de la Grande Guerre. Leni a habilement tenté dans ses mémoires de se déclarer victime des événements. Tout laisser tomber sur Goebbels. Le tout-puissant « ministre des illusions » voulait la conquérir. Elle a résisté. Et d... [Courte citation de 8% de l'article original]
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