Au début de la semaine dernière, les commandants russes à Koursk ont mis en garde contre un renforcement inhabituel des forces ukrainiennes à la frontière.
Des drones avaient commencé à marteler les lignes de tranchées tenues par des gardes-frontières inexpérimentés.
Mais Moscou n’a prêté que peu d’attention à la situation sur cette section jusqu’ici calme de la ligne de front du nord-est de l’Ukraine.
Face à peu de résistance, les forces de Kiev ont déployé des systèmes de guerre électronique au front et ont mis hors service les communications russes.
Des drones à vue à la première personne (FPV) ont également ciblé et frappé des drones de surveillance russes utilisés pour offrir une vue à vol d'oiseau des champs marécageux en contrebas.
Puis, mardi matin, à 8 heures du matin, est venu le coup de force. Des centaines de soldats ukrainiens, appuyés par une douzaine de chars et d’autres véhicules blindés, ont traversé la frontière.
Il s’agissait de la première invasion étrangère de la Russie depuis la Seconde Guerre mondiale.