« Le jardin des délices » et ce que cache l'œuvre de Jérôme Bosch

MSN - 02/08
Pour l’humaniste Dominicus Lampsonius (1532-99), un bel homme peint de belles choses. Aujourd’hui encore, nous avons tendance à identifier la beauté avec le talent (pensez aux acteurs ou aux divas de la musique pop) ou avec la gentillesse (les princesses Disney sont là pour le prouver). Cette idée est née avec force à la Renaissance et est le germe d'un malentendu...

Pour l’humaniste Dominicus Lampsonius (1532-99), un bel homme peint de belles choses. Aujourd’hui encore, nous avons tendance à identifier la beauté avec le talent (pensez aux acteurs ou aux divas de la musique pop) ou avec la gentillesse (les princesses Disney sont là pour le prouver). Cette idée est fortement née à la Renaissance et est le germe d'un malentendu chronique concernant l'œuvre de Jheronimus van Aken, mieux connu sous le nom de Hieronymus Hieronymus.

Si les artistes sont des créateurs de beauté, qu’arrive-t-il à un homme qui peint précisément cela, bon sang ? Quelque chose ne va pas dans sa tête. Lampsonius, qui a illustré sa revue de l'œuvre de Bosch par le portrait (pas forcément fiable) d'un vieil homme maigre au regard triste, a osé affirmer que l'âme torturée de l'artiste connaissait les enfers à la première personne.

Les auteurs ultérieurs insistèrent pour voir en Hiéronyme un fou, un paria, un hérétique cathare, un conspirateur de...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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