Colette Flesch : «Participer aux JO, c’est le summum pour un sportif de haut niveau»

Emilie Dias - LeQuotidien - 29/07
Ses souvenirs de sportive remontent à plus de soixante ans, et pourtant, Colette Flesch se souvien...

L’ancienne escrimeuse luxembourgeoise revient sur ses trois participations aux Jeux olympiques et son combat sur la place des femmes dans le sport.

Ses souvenirs de sportive remontent à plus de soixante ans, et pourtant, Colette Flesch se souvient de tout en détail. Car lorsqu’on est athlète et que l’on participe pour la première fois aux Jeux olympiques, l’émotion est incomparable. En tant que femme aussi. Être une athlète féminine au début des années 1960 dans le monde très masculin du sport n’est jamais simple. Mais l’ancienne escrimeuse a su sortir du lot et se tracer un destin qui l’emmènera hors des salles d’escrime. Ce sera celui de la politique. Au Luxembourg, en Europe, mais aussi dans les institutions sportives.

Vous avez participé à trois éditions des Jeux olympiques, en 1960 à Rome, en 1964 à Tokyo et en 1968 à Mexico. Quelle édition vous a le plus marquée ?

Colette Flesch : Chacune était différente. Mais il est vrai que les Jeux de Rome m’ont beaucoup marquée. J’avais 23 ans et je vivais mes premiers Jeux olympiques, c’était incroyable. Quand on est un sportif de haut niveau, participer aux JO, c’est le summum, et cela, même si on n’obtient pas les résultats rêvés (elle rit). Ma deuxième expérience en 1964 à Tokyo était aussi très différente. On peut dire que c’était le dépaysement complet. Car, à l’époque, nous n’arrivions pas au Japon aussi facilement qu’aujourd’hui. Les Jeux de Mexico étaient aussi très intéressants. Je découvrais l’Amérique latine et les problèmes politiques qui s’y déroulaient. Finalement, ces trois expériences m’ont toutes procuré beaucoup de joie et m’ont fait grandir.

Quels souvenirs en gardez-vous ?

Je me souviens de l’intens...
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