Jean-Éric Schoettl : « Huit contre-vérités sur l’après-législatives »

LePoint - 19/07
Contrairement à ce qu’affirment nombre d’observateurs, qui s’indignent d’un déni de démocratie, la volonté populaire n’a pas été bafouée.

En politique comme dans la vie ordinaire, l'amertume du déconfit l'incite souvent à chercher refuge dans une fiction consolatrice qui le dédouane de sa responsabilité en imputant ses déconvenues à la fourberie de forces ennemies. Cette forme de complotisme fait crier aujourd'hui des politiques de tous bords au déni de démocratie : la volonté populaire, exprimée les 9 et 30 juin, aurait été faussée tant par des manœuvres d'entre-deux-tours que par des tractations post-électorales d'Assemblée.

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La rumeur de la victoire électorale volée, délétère en démocratie, est même accréditée par nombre d'observateurs patentés de la chose publique. Tout a fait mine de changer, nous explique-t-on subtilement, mais c'était pour que rien ne change, pas même les visages. Aurait été ainsi frustrée une immense volonté populaire de changement. Il...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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