Quand un ex-président du CRIF voulait donner la parole au «Mandela palestinien»

Ariane Bonzon - Slate FR - 12/07
L'avocat Théo Klein s'est engagé pour entendre la voix du célèbre prisonnier Marwan Barghouti, et à travers lui celle des Palestiniens.

C'est une histoire, connue d'une poignée de personnes, qui en dit long sur l'évolution de la majorité des responsables juifs de France vis-à-vis de l'«ennemi palestinien» et de ses revendications. Alors que durant la campagne électorale de juin 2024, la cause palestinienne a été un sujet clivant, cette anecdote m'est revenue en mémoire à plusieurs reprises.

En particulier en écoutant Yonathan Arfi, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). En général, depuis le 7 octobre 2023, les interventions de ce dernier évoquent la montée, inquiétante, de l'antisémitisme en France et la solidarité nécessaire à l'égard d'Israël, accusé à tort selon lui de génocide.

Après tout, le CRIF –c'est sa ligne depuis quelques années– émet rarement, pour ne pas dire jamais, de critique à l'égard de la politique israélienne. On aurait tout de même pu s'y attendre, au vu de l'influence grandissante des ministres suprémacistes d'extrême droite auxquels le Premier ministre Benyamin Netanyahou s'est lié pieds et mains.

En revanche, et sous réserve d'inventaire, je crois n'avoir jamais entendu Yonathan Arfi ou son entourage exprimer une véritable compréhension...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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