Finn McRedmond : ne blâmez pas Jill Biden pour le refus de son mari de céder la nomination

Finn McRedmond - The Irish Times - 11/07
La couverture médiatique de Jill Biden comme dernier rempart contre le cauchemar autoritaire de Trump est exactement le genre de chose qui - à juste titre - rebute les électeurs.

La semaine dernière, le Vogue américain a divisé les gens. D’un côté, les libéraux crédules étaient ravis de la décision du magazine de mettre la première dame Jill Biden en couverture – c’était le couronnement que les Biden méritaient, disent-ils. Pendant ce temps, ceux qui étaient sceptiques quant à la candidature de Biden à la Maison Blanche – une large coalition de démocrates qui pensent qu’il est trop vieux et de républicains qui le détestent quel que soit son âge – étaient horrifiés. Jill Biden avait l’air autoritaire dans un costume blanc à côté de la légende : « Nous déciderons de notre avenir ».

Je partage le malaise de ce dernier groupe, notamment concernant la légende. Qui est ce « nous » qui décidera de l’avenir ? Femmes? (Ce n'est pas vrai !) Des lecteurs de Vogue ? (Certainement pas vrai.) Les médias ? (Plus proche de la réalité, je suppose, mais certainement pas gagné d’avance.) Cette couverture est une image de l’imperium libéral : le camp Biden déclarant l’avenir de l’âme américaine via Vogue, le joyau du complexe médiatique libéral. C’était destiné à faire détraquer bien des nez.

L’article qui l’accompagne est en quelque sorte pire, ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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