En Corse, le camp nationaliste est ébranlé par l’issue des législatives

Julian Mattei - LePoint - 10/07
Le second tour a contesté l’hégémonie du clan Simeoni, au pouvoir depuis une décennie, et rebat les cartes dans le processus censé conduire à l’autonomie de l’île.

La terre électorale a tremblé, dimanche soir, en Corse. La secousse sismique n'est pas venue de la déferlante du Rassemblement national (RN), largement défait au second tour des législatives, après une percée inédite dans l'île au soir du 30 juin. Encore moins de la vague soudaine du Nouveau Front populaire (NFP), dont les ondes, stoppées nettes au premier tour, ne sont pas parvenues jusqu'aux rives corses. Le coup de semonce est venu d'ailleurs : en balayant le député autonomiste Jean-Félix Acquaviva, avec un score net de 4 000 voix d'écart dans la 2e circonscription de Haute-Corse, l'élu Les Républicains (LR) François-Xavier Ceccoli a mis un terme à une décennie de victoires électorales des nationalistes. Avec, derrière lui, une large coalition alliant des forces de droite et de gauche.

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