L’arthrite (du grec athron : « articulation » et itis : « inflammation ») est une inflammation aiguë ou chronique (plus de 3 mois) des articulations. Pour rappel, une articulation est une zone de jonction de deux extrémités osseuses. En cas d’arthrite, cette zone est « inflammée » : la personne ressent donc de la douleur, de la chaleur, des gonflements et parfois des rougeurs. Ces manifestations résultent de mécanismes de défense de l’organisme.
En effet, l’inflammation est une réaction de l’organisme contre une substance étrangère qu’il identifie comme menaçante (agent infectieux, physique ou chimique). Par exemple,l’arthrite de Lyme est un symptôme de la maladie de Lyme d’origine bactérienne.
En revanche, certains types d’arthrites résultent d’une réaction dite « auto-immune » : l’organisme lutte en permanence contre une menace inexistante : c’est le cas de l’arthrite rhumatoïde. L’arthrite peut toucher une ou plusieurs articulations : on parle alors de polyarthrite à partir de 4 articulations touchées.
L’arthrite se distingue de l’arthrose, dégénérescence cartilagineuse liée le plus souvent au vieillissement ou à l’usure. L’arthrose n’est pas d’origine inflammatoire contrairement à l’arthrite.
Il existe un grand nombre de formes d’arthrite. Nous distinguons deux grandes catégories :
La polyarthrite rhumatoïde est une maladie auto-immune sévère qui touche les articulations : toutes les articulations peuvent être touchées (coudes, épaules, cou, pieds, mains, genoux, hanches…). Ces dernières sont détruites progressivement entraînant des douleurs, mais aussi, au fil des années, des déformations voire un handicap définitif et une perte d’autonomie.
La polyarthrite rhumatoïde toucherait environ 300 000 personnes en France 1, les femmes seraient plus touchées que les hommes. Tous les âges sont concernés, bien que la maladie se manifeste souvent aux alentours de 45 ans 2. La maladie se caractérise par une invasion de la membrane synoviale par des cellules inflammatoires. Cette membrane tapisse les tissus fibreux des articulations (ligaments, tendons, capsules) qui vont finir par s’épaissir. Au début de la maladie, la douleur et les enraidissements prédominent.
Par la suite, des déformations articulaires et des ruptures tendineuses imposent parfois la chirurgie afin de remplacer les articulations par des prothèses.
La goutte est une maladie inflammatoire chronique liée à une accumulation de cristaux formés d’urate de sodium dans les articulations et les tissus environnants. Elle touche 1% des Français 3 (et préférentiellement les hommes aux alentours de la cinquantaine). Cette affection se manifeste par des poussées particulièrement douloureuses au niveau des articulations : les « crises de goutte».
L’articulation la plus touchée est généralement celle du gros orteil qui se met à gonfler mais d’autres articulations peuvent aussi être concernées (pied, cheville, genou, doigt, poignet et coude). La crise de goutte dure généralement quelques jours en l’absence de traitement. Plus tard les symptômes vont s’intensifier : déformations physiques, développement de petites masses sous la peau (« trophi-goutteux »). La correction du trop plein d’acide urique dans ...
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