Le syndicalisme doit construire une majorité pro-syndicale, et non retomber dans les accusations et les injures.

The Irish Times - 08/07
Le mouvement doit se concentrer sur l’Irlande du Nord qui fonctionne et cesse de ressembler à une exception au Royaume-Uni.

Ce fut une autre mauvaise journée d’élection pour le syndicalisme dominant en Irlande du Nord. Ça aurait pu être pire. En effet, cela aurait pu être catastrophique. Le Parti unioniste démocrate (DUP) est toujours aux prises avec les conséquences de la chute brutale de l'ancien leader Jeffrey Donaldson et avec les désaccords internes persistants concernant la décision de restaurer l'Assemblée fin janvier. Il a perdu trois sièges. Il en a presque perdu deux autres, les grosses bêtes Gregory Campbell et Sammy Wilson étant sur le point de tenir le coup avec des majorités réduites à l'os.

Dans un autre développement extraordinaire, le parti a finalement rompu les derniers liens avec son membre fondateur, le révérend Ian Paisley. Son fils, Ian junior, a été battu à North Antrim, siège remporté pour la première fois par son père en 1970, puis détenu dans la famille pendant 54 ans. C'était le moment de l'élection en termes de surprises. Et c’est aussi le moment où le DUP – comme ce fut le cas pour le Parti unioniste d’Ulster (UUP) en 2001 – s’est rendu compte qu’il ne restait plus de sièges bancables.

Ce fut également une journée décevante pour l’UUP. Il avait visé cinq sièges mais n’en a remporté qu’un. Dans les quatre autres, il a en fait sous-performé, en particulier dans North Down, où le colonel Tim Collins (célèbre pour la guerre en Irak) a boité derrière Alex Easton, un syndicaliste indépendant qui a remporté le siège à sa quatrième tentative...
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