Nous voici à la fin de cet entre-deux-tours des élections législatives anticipées en France, durant lequel les différentes formations politiques ont déroulé leurs stratégies et leurs rhétoriques, notamment en catégorisant certains partis comme « extrémistes ». Que recouvre ce vocable ? Comment distinguer un discours extrémiste d'un non extrémiste ?
au sommaire
Dans la séquence de l'entre-deux-tours et de réajustements politiques en vue du second tour, les prises de parole et les consignes de vote se font notamment sur le rapport à l'extrémisme (ou à un supposé extrémisme) et à la catégorisation des partis comme « extrémistes », comme en témoignait le discours du premier ministre Gabriel Attal après les résultats du premier tour des élections législatives anticipées.
Cela vaut pour l'extrême droite, mais aussi, tel que le manifeste l'ancien premier ministre, Édouard Philippe, pour ce qu'il qualifie d'extrême gauche, quand il estime que :
« Aucune voix ne doit se porter sur les candidats du Rassemblement national, ni sur ceux de la France insoumise, avec lesquels nous divergeons sur des valeurs fondamentales. »
Cette précision correspond déjà à la stratégie qui a consisté à faire l'amalgameamalgame entre le Nouveau Front populaire et « l'extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon » - qualifiée aussi de « Nupes 2 » de Jean-Luc Mélenchon par Gabriel Attal.
Ce phénomène renvoie dosdos à dos ces formations politiques, et les discrédite du point de vue des valeurs.
Un récent article du chercheur Johan Lepage explique, en partant notamment du point de vue de la psychologie sociale, qu'« il n'y a aucune équivalence entre « les extrêmes » :
« Plus les personnes présen...
[Courte citation de 8% de l'article original]