La France peut-elle compter sur un sauvetage de la BCE si le vote perturbe les marchés ?

Balazs Koranyi - Reuters - 04/07
La Banque centrale européenne se demande si elle pourra soutenir le marché obligataire français depuis que le président Emmanuel Macron a convoqué des élections législatives anticipées le mois dernier, soulevant la perspective d'un gouvernement d'extrême droite.
  • Les spreads des rendements obligataires français toujours jugés serrés
  • La BCE veut un signal de Bruxelles avant d'agir
  • Les décideurs espèrent que le sauvetage des obligations pourra être évité
SINTRA, Portugal, 4 juillet (Reuters) - La Banque centrale européenne est confrontée à des questions quant à sa capacité à soutenir le marché obligataire français, depuis que le président Emmanuel Macron a convoqué des élections législatives anticipées le mois dernier, laissant entrevoir la possibilité d'un gouvernement d'extrême droite.
Les décideurs politiques ne sont pas pressés d'agir, compte tenu également du calme des marchés depuis que le premier tour de scrutin a donné au Rassemblement national d'extrême droite de Marine Le Pen moins de sièges que prévu. Mais le risque d'un gouvernement dirigé par le RN après le second tour de dimanche est loin d'être écarté.
Voici ce que Reuters a découvert sur la réflexion de la BCE lors de son Forum annuel sur les banques centrales à Sintra, au Portugal, après des conversations avec plus d'une douzaine de membres du Conseil des gouverneurs :

QUE FAUT-IL POUR QUE LA BCE COMMENCE À ACHETER DES OBLIGATIONS FRANÇAISES ?

Le Transmission Protection Instrument (TPI) de la BCE lui permet d'acheter un nombre illimité d'obligations d'un pays de la zone euro qui souffre d'un resserrement désordonné et injustifié de ses conditions de financement.
La hausse de la prime de risque exigée par les investisseurs pour maintenir la dette française à son plus haut niveau depuis 12 ans, soit environ 80 points il y a quelques semaines, ne remplissait aucune de ces conditions, selon l'économiste en chef de la BCE, Philip Lane, qui l'a qualifié de simple « retarification » dans un rapport. entretien avec Reuters.
Un autre responsable politique présent à Sintra a déclaré que m...
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