Commençons par une question : notre sécurité – voire notre existence même – est-elle menacée par des forces extérieures ? ou bien cela vient-il de problèmes internes, d’une forme « d’autodestruction » ?
Les sources juives indiquent très clairement que nous, en tant que peuple prééminent, ne sommes jamais imposés de l’extérieur. Autrement dit, notre destin n’est pas dicté par les autres ; nous, et nous seuls, sommes responsables de ce qui nous arrive en tant que nation.
Le Talmud résume cela en disant succinctement que les Romains « moudraient de la farine moulue » lorsqu’ils détruisirent le Second Temple et nous exilèrent dans les régions les plus reculées du monde. En d’autres termes, ce sont nos propres actions ou inactions qui ont scellé notre destin et déterminé la perte tragique de notre richesse commune.
Aujourd’hui, parmi toutes les nombreuses questions qui divisent notre peuple et génèrent tant d’énergie négative, la controverse sur la question de savoir si chaque citoyen doit supporter une charge égale en soutenant l’État est celle qui suscite le plus de rancœur et de ressentiment. Il ne s’agit certainement pas d’un problème nouveau, mais il a pris une ampleur exponentielle au fil des décennies depuis la création de l’État, à la fois avec la croissance de la communauté haredi et notre vulnérabilité actuelle face à une multitude d’ennemis à nos portes. Si le problème n’est pas résolu de manière équitable et amicale, le fil de l’unité nationale risque d’être irrémédiablement rompu.
D’où vient cette crise et que peut-on faire pour la résoudre ?
Les lectures de la Torah des dernières semaines ont discuté du statut unique de la tribu de Lévi, comprenant les Cohanim ainsi que les Lévites (dont je suis fier de faire partie). Les Lévites servaient dans le Tabernacle et le Temple ; parce qu’ils étaient engagés dans un travail « saint » en administrant les offrandes et en enseignant la Torah aux masses, ils étaient exemptés du service militaire obligatoire (selon certaines sources, ils pouvaient s’enrôler...
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