Le salut du Liban ne viendra pas de l’étranger

LOrientLeJour - 01/10
Àchaque crise que traverse le Liban, les clichés sur la « résilience » du pays depuis la fin de la guerre civile et la capacité de ses habitants à « renaître tel le...

Àchaque crise que traverse le Liban, les clichés sur la « résilience » du pays depuis la fin de la guerre civile et la capacité de ses habitants à « renaître tel le phénix » fleurissent à nouveau, au Liban comme à l’étranger. Et lorsqu’ils ne parviennent pas à trouver eux-mêmes une voie de sortie, les Libanais tendent à s’accrocher à la conviction que les puissances régionales et occidentales ne laisseront pas tomber un pays qui, selon le récit populaire, constitue un modèle de coexistence pacifique dans une région divisée et joue un rôle-clé de terre d’accueil pour les réfugiés palestiniens et syriens.

Pourtant, alors que le Liban traverse une profonde crise multidimensionnelle, voire existentielle, et que les fondations de l’ordre politique et économique d’après-guerre s’effondrent, aucune puissance étrangère ne semble vouloir ou pouvoir arrêter, ou du moins ralentir, cette chute vertigineuse. D’abord parce que le temps de l’interventionnisme extérieur, tel que nous l’avons connu dans les années 1990-2000 – au nom du « devoir d’ingérence » (conceptualisé par Mario Bettati et Bernard Kouchner dans les années 1980) ou de la « responsabilité de protéger » (RDP)–, est révolu ; tout comme l’ère où les puissances occidentales étaient prêtes à tout pour assurer l’expansion mondiale des principes et valeurs libéraux. Par conséquent, imaginer qu’une puissance étrangère interviendra directement au Liban pour faire respecter la dém...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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