En visite en Corée du Nord, Vladimir Poutine cherche des alliés pour se détacher de la Chine

Richard Arzt - Slate FR - 25/06
Le président russe a signé un «accord de partenariat stratégique» avec Kim Jong-un, le 19 juin dernier.

Il est des moments où la Russie, qui compte près de 146 millions d'habitants répartis sur 17.234.033 kilomètres carrés (soit 11,5% des terres émergées de la planète), peut avoir besoin d'un pays 143 fois plus petit, où vivent un peu plus de 25 millions de personnes seulement. C'est ce qui lui arrive en ce moment avec la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

Le président de la fédération de Russie, Vladimir Poutine, qui a lancé une guerre interminable en Ukraine, veut montrer que son pays n'est pas totalement dans la main de la Chine. Celle-ci accepte d'aider Moscou économiquement, mais évite de lui fournir des armements. Au contraire, la Corée du Nord peut fournir aux Russes toutes sortes d'armes qu'elle fabrique et accumule.

Tout comme la Russie, elle n'a que faire des sanctions infligées par les États-Unis et les diverses institutions internationales. Depuis près d'une année, l'armée russe utilise des armes nord-coréennes et, le 19 juin, Vladimir Poutine s'est rendu à Pyongyang pour officialiser et développer cette coopération.

Depuis plus de soixante-dix ans, le régime de type marxiste en place à Pyongyang parvient à mener sa propre politique, tout en entretenant des liens forts avec Pékin autant qu'avec Moscou. Constamment préoccupée par sa sécurité, la Corée du Nord a accumulé un arsenal considérable et elle expérimente de temps à autre des missiles nucléaires en mer du Japon. Mais le régime produit et accumule aussi des stocks d'armes et de munitions suffisamment importants pour qu'une partie soit vendue à qui le désire.

Sur le même sujet

Monde

L'alliance entre la Russie et la Corée du Nord est bien partie pour durer

Toutes ces raisons expliquent le voyage de Vladimir Poutine à Pyongyang. Il connaît Kim Jong-un qui, en train blindé spécial, est venu le voir à deux reprises dans l'Extrême-Orient russe, en avril 2019 et en septembre 2023.

«Accord de partenariat stratégique»

Dès son arrivée, Vladimir Poutine a fa...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...